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mardi 5 janvier 2021

PARAPHEUR ET SIGNATURE ÉLECTRONIQUES : OUTILS PLÉBISCITÉS DU CONFINEMENT

 


Le télétravail n'est «pas une option», a affirmé Elisabeth Borne, ministre du Travail, et la nouvelle version du protocole sanitaire concernant les entreprises ainsi qu’une circulaire pour la fonction publique revoient les règles pour faire face à la crise du Covid. La règle du 100% de télétravail devient impérative et le travail en présentiel l'exception.

Cela a pour effet mécanique de provoquer une importante hausse de l’usage du parapheur et de la signature électroniques, car pas question cette fois ci de ralentir les circuits de validation et de décision. Le confinement du printemps a vu beaucoup d’organisations bricoler avec des signatures dites « électroniques » qui n’avaient rien de juridiquement acceptables ; en effet pour signer des documents, même des « engagements », on a parfois eu recours au « collage de l’image d’une signature » qui permettait d’exprimer visuellement un accord … mais sans l’ombre d’une quelconque valeur juridique réelle !

Il y a pourtant encore 2 ans, pour beaucoup, cet outillage n’était pas prioritaire, on privilégiait plutôt la nouvelle interface de GED métier ou la mise en œuvre d’une chaine de capture ; l’installation d’un dispositif de validation à distance pesait pour « 20% réalisé » (chiffre extrait du « Rapport sur la Gouvernance de l’information numérique » 2019), au printemps 2020 ce chiffre a doublé (39% réalisés - enquête Archimag), et parions qu’en cet automne, saison 2 du confinement, on dépasse les 50%.

Aujourd’hui devant l’urgence de la situation et l’incertitude de sa durée, il devient nécessaire de mettre en œuvre l’outillage qui soit conforme : le parapheur et la signature font dorénavant partie du dispositif prioritaire, pour parapher un accord d’entreprise (sur le télétravail par exemple), pour contractualiser, valider un bon de commande ou évaluer annuellement ses collaborateurs, …bref faire face à l’accélération du processus de validation à distance tout en étant en conformité avec les réglementations.

Reste qu’il ne s’agit pas seulement de choisir un outillage pour l’installer, mais de conduire un projet qui permet 1-d’identifier les niveaux de signature électronique en fonction des niveaux d’engagement nécessaires (visa pour un acte de gestion, signature simple pour un contrat de travail, signature avancée pour un acte d’engagement de type RGS2**,…), 2-d’équiper les bonnes personnes du fait de leur fonction ou de leur habilitation en terme de délégation de signature, 3-de réviser les circuits de production et de révision des documents et de les transférer vers les circuits de signature,  4-de choisir des outils interopérables qui se connectent aux logiciels métier,… et 5-de mesurer économiquement le coût de ces changements. Ainsi pour garantir la sécurité technique et juridique de la technologie et de son déploiement en terme d’organisation, un accompagnement d’expert permet de gagner du temps et de faciliter sa mise en œuvre.

dimanche 11 décembre 2016

Décret n° 2016-1673 du 5 décembre 2016 relatif à la fiabilité des copies et pris pour l'application de l'article 1379 du code civil

Ça y est !

Le décret tant attendu est paru la semaine dernière !

Il précise les spécifications à mettre en oeuvre pour que la copie numérique soit présumée fiable et permette de supprimer l'origine papier si possible.

Il reste évidemment le "jusqu'à preuve du contraire" à traiter mais les exigences sont bien là :
- documentation du contexte de la numérisation
- documentation des tests et contrôles effectués
- empreinte électronique + horodatage + cachet électronique/signature électronique
- conditions de conservation de type SAE ou coffre fort numérique
- documentation des migrations opérées (en cas de changement de format, il y a génération d'une nouvelle empreinte)
A noter que TOUTES les documentations sont à conserver aussi longtemps que les fichiers numériques sont conservés.
Cette publication est à mettre au regard de la nouvelle norme NF Z 42-026 qui traduit pour un prestataire en numérisation les conditions de la prestation pour la numérisation des stocks comme des flux.

Le decret : cliquer ici